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Portrait de Being MissFlo

Les cubains ont enfin le droit de voyager !

Par Being MissFlo, le 10 février 2013, dans Politique
Depuis le 14 janvier, le gouvernement cubain a aboli la loi limitant l’entrée et la sortie du territoire.

Une cubaine montrant son passeport

 
Depuis les années 60, le gouvernement cubain pratique une politique migratoire extrêmement ferme. Un cubain voulant quitter le territoire doit se soumettre à une démarche administrative coûteuse et contraignante. Il faut d’abord obtenir une carte blanche (la carta blanca) délivrée arbitrairement par les autorités militaires. Autant dire que les opposants politiques, les journalistes dissidents ont aucune chance de la recevoir (médecins, grands sportifs, ingénieurs). Dans le cadre d’une lutte contre la fuite des cerveaux, certaines catégories socioprofessionnelles ne peuvent quitter le territoire sans l’accord de leur ministère de tutelle. Un passeport coûte 500 dollars. Or, en moyenne un cubain gagne 20 dollars par mois… En plus, du passeport, de la carte blanche, il faut présenter une lettre d’invitation et un visa du pays d’accueil. L’entrée sur le territoire est tout aussi difficile que la sortie. Là encore, il faut obtenir une carte blanche. Nombre d’immigrés cubains n’ont jamais pu revoir leur famille une fois partis. 
 

La fin d'une époque rigoriste ?

 

L’assouplissement de la politique migratoire entre dans le cadre de l’ouverture économique lancée par Raul Castro. Le gouvernement reconnait indirectement l’importance de l’argent envoyé par ses ressortissants immigrés aux Etats-Unis (las remesas). Leur retour dans l’île en tant que touristes ou pour faire des affaires aidera probablement à donner un second souffle à l’économie cubaine. Auparavant, un cubain ne pouvait quitter l’île que pour une durée de 11 mois au-delà il se voyait confisquer ses biens et était considéré comme un expatrié définitif. Aujourd’hui, un passeport et un visa suffisent pour quitter le territoire ou y rentrer. Il peut quitter le territoire pour une durée  de 24 mois renouvables tout en gardant son patrimoine.
 
Queue de cubains devant une administration

Des restrictions subsistent

 
Bien que cette mesure constitue une grande avancée, elle a ses limites. L’état se réserve le droit de ne pas accorder de passeport pour « des raisons de défenses et de sécurité nationale ». Les militaires, les ingénieurs, les médecins, les universitaires et les sportifs de haut niveau devront demander une autorisation spéciale. La barrière financière reste forte : peu de cubains ont les moyens de se payer des billets d’avion.
 

 

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