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Portrait de Patricia Ahanda

Quand le magazine ELLE parle des égéries noires et tombe dans le racisme ordinaire

Par Patricia Ahanda, le 24 janvier 2012, dans Médias

Nous avons été comme bon nombre d'internautes, révoltés par la publication le 13 janvier dernier, sur le site internet du magazine ELLE, d'un article intitulé : " Tendance : black fashion power ".

Quand le magazine ELLE parle des égéries noires et tombe dans la stigmatisation

Dans cet article, la journaliste Nathalie Dolivo entend décrypter la tendance d’une " mode noire " représentée par des artistes telles que les chanteuses Nicki Minaj, Rihanna,Solange Knowles ou encore Inna Modja. Si l’intention de mettre en avant des femmes noires dans un magazine -qui privilégie clairement au vu de son contenu éditorial la beauté caucasienne- est louable, ce texte tombe dans une accumulation de clichés et d’images fortement stigmatisants voir racistes.

Lettre ouverte au magazine Elle

Les femmes noires n’ont pas attendu l’avènement du président Obama et de son épouse pour s’intéresser à la mode et aux créateurs. Le titre de cet article présente clairement les femmes noires comme des femmes enfin assimilables aux canons esthétiques définis par une société blanche. Les jeunes femmes noires ne sont pas ces sauvages enfin civilisées et éduquées ayant " intégré tous les codes blancs " comme vous nous l’expliquez à la manière d’un colon émancipateur Madame Dolivo.

Vous dressez le portrait- à l’aide d’un néologisme qui se veut sociologique- d’ une " black-geoisie " dotée d’un style que vous qualifiez de : "  classique avec un twist, bourgeois avec une référence ethnique (un boubou en wax, un collier coquillage, une créole de rappeur…) qui rappelle les racines ".
Avant de parler d’ethnicité, de réviser l’histoire des femmes noires, je vous prie de réviser votre Histoire. Les références citées ne sont pas les " racines " de la communauté noire, mais des clichés produits par la société.

Le style des femmes noires n’est pas principalement représenté par la musique urbaine et incarné par ces chanteuses populaires que vous citez.

Nous ne sommes pas cette femme noire avec "une créole de rappeur ", habillée en streetwear qui semble vous obséder. Nous avons des styles différents comme nous avons des personnalités, des histoires et des références différentes.

Dans votre article vous citez Jon Caramanica, journaliste au New York Times, et son article intitulé " Pushing the Boundaries of Black Style ". Il est intéressant de constater que cet article met en avant le collectif américain Street Etiquette. Ce collectif composé de jeunes hommes noirs au style de dandys a justement créé un blog en 2008 pour démontrer aux médias que le style des noirs et non " le style noir  " ne s’est jamais limité aux tenues streetwear.

Vous évoquez " les années 30, le mouvement Cotton Club, les costumes de jazzmen et les robes charleston. Et dans les années 60, le combat pour les droits civiques, le black power, la classe ineffable et inégalée d’une Angela Davis " comme les heures de gloire d’un raffinement et d’une élégance perdus. Ces quelques références historiques ne sont pas représentatives de l’histoire du style des noirs dans son ensemble. Des sappeurs congolais des années 60 aux smarteez de Soweto des années 2000, il n’y ‘a pas de mode noire mais une multiplicité de styles qui puisent leurs inspirations dans différentes cultures et histoires; des geishas de Kyoto au rétro-futurisme de Lloyd Dunn.

De même, nous tenons à vous dire que l’audace, la créativité ne se sont jamais endormies. Vous les avez simplement réduits à des simples objets d’exhibition. De la même manière que vous imaginez les femmes noires comme des objets- enfin visibles car ayant gagné leurs lettres de noblesse mode – en intégrant les codes vestimentaires blancs.

Lorsque Prada ou Burberry s’inspirent du continent africain pour leurs collections estivales 2012, vous ne le décryptez pas comme une " intégration des codes noirs " par " la white-geoisie " en ces temps de crise.

Ces styles que vous décrivez comme endormis ont toujours influencé les femmes du monde entier qu’elles soient noires ou blanches. Ella Fitzgerald, Claudinette Fouchard, Nina Simone, Diana Ross, Dorothy Dandridge, Maria Hawkins Ellington, Joséphine Baker, Ruby Dee ou encore Etta James font partie de ces femmes noires qui n’ont pas attendu les codes blancs pour faire la mode, l'inspirer et faire rêver les femmes qu'elles soient noires ou blanches.

Les références en matière de mode des femmes noires ne se limitent pas qu’à la musique comme vous l’écrivez. Nous avons des intellectuelles telles que Maya Angelou, des femmes politiques telles que Coretta Scott King, des reines comme Amanis Shaktete qui ont inspiré la mode. Je vous invite donc à faire votre travail journalistique en effectuant les recherches nécessaires pour produire un véritable article traitant de femmes iconiques.

Se tiennent actuellement à Paris deux expositions : la rétrospective consacrée au photographe Jean Dépara à la Maison Revue noire et l’exposition  Exhibitions au Musée du quai Branly. Je vous invite à vous y rendre car elles vous permettront de comprendre que la mode qu’elle soit noire ou blanche tire ses inspirations de diverses sources et que le vêtement dans toutes les communautés et civilisations est le symbole de la liberté. Il devient l’arme du racisme, de la stigmatisation lorsqu’on lui invente des significations pseudo-sociologiques, historiques comme vous le faites, sans posséder le savoir d’une ethnologue ou d’une historienne.

Des magazines ont justement été créé pour que de tels articles aux relents racistes puissent ne plus jamais être publiés en 2012. Pour rendre sa liberté aux vêtements, à la mode, à la créativité et cesser d’inventer des codes erronés qui mènent souvent à des castes, une hiérarchisation des genres et à une stigmatisation des êtres.

En 2012, ELLE Magazine ne peut pas publier un article de la sorte. Les technologies actuelles permettent d’obtenir des informations concrètes pour rendre un véritable hommage aux icones noires.

Alors nous vous invitons à retirer cet article préjudiciable et à présenter des excuses à l’ensemble des femmes noires qui à la lecture de votre article se sont senties insultées.

EDIT du 24 janvier -A 17h30, Elle Magazine par la voix de Valérie Toranian, directrice de la publication a publié le message suivant sur sa page Facebook :

Quand le magazine ELLE parle des égéries noires et tombe dans la stigmatisation

 

Il est assez étonnant de la part du magazine ELLE, de faire preuve d'un tel aveuglement : réduire des réactions aussi diverses à " certains internautes ".
L'article litigieux a fait l'objet  de nombreuses interventions :

- des médias d'envergure : Vogue Italie, Style It,, Huffingtonpost, NY Mag, Francetv info...

- des sites internet populaires :  Fashion Bomb Daily, Clutch Mag, Mademoizelle...

- des bloggeurs comme Diane, Fatou, Timodelle, Aubadya, La Scandaleuse, Une chambre à moi, BestofD...

- des réactions aussi bien masculines, comme celle de Michael Kamdem créateur de Roots Magazine, que féminines comme celles de Sonia Rolland, l'animatrice TV Ayden ou Inna Modja.

Tout cela sans compter les nombreux commentaires (plus de 700 en deux jours) publiés sur le site Internet du magazine et auxquels la rédaction n'a pas jugé bon de répondre, se contentant de modifier son article sans aucune mention.

L'explication de texte de Valérie Toranian est loin de répondre à toutes ces voix qui se sont élevées de manière non concertée : elle ne fait que justifier l'article d'origine.

En l'état actuel des choses, l'ensemble de ces propos est toujours inadmissible.

Nous attendons de la part du magazine ELLE un réel démenti.

Nous vous remercions pour toutes vos réactions qui font avancer le débat.

Nous vous tiendrons informés des prochains développements apportés à cette affaire.

Edit du 25 janvier 2012-19h00, ELLE magazine a décidé d'entendre ses lecteurs, les internautes et les différents médias qui ont condamné cet article. La rédaction a supprimé l'article litigieux et nous présente ses excuses ici

Quand le magazine ELLE parle des égéries noires et tombe dans la stigmatisation

 


" Du sérieux dans la frivolité, de l'ironie dans le grave " scandait avec passion Hélène Lazareff l'une des fondatrices du magazine ELLE. Désormais dépouillé de son sérieux et incapable de manier l'ironie sans tomber dans l'ignominie, ELLE magazine sombre dans une frivolité grave ou une grave frivolité.

Il a fallu du temps et de la persévérance pour que la rédaction du magazine reconnaisse son injure.

Ainsi pour certains, cette VICTOIRE a un goût amer... Mais ce qui émerge de ces sombres propos, ce sont les lumières d'un mouvement. Il est composé des milliers de femmes noires qui n'ont pas attendu la caution d'un magazine pour faire la mode, des milliers de personnes qui découvrent ces véritables icônes qui travaillent, s'engagent, inspirent sans attendre des dithyrambes ou louanges empoisonnées.

Le mouvement qui naît des cendres de l'intégrité de ce magazine est quant à lui un mouvement sans couleurs, sans clichés, avec pour seuls codes, la lutte contre l'ignorance, la stigmatisation et le racisme.

Une belle révolution,
 

Merci à vous.

Edit du 28 janvier : compte rendu de notre rencontre avec ELLE magazine

Le 28 janvier dernier Danielle la créatrice du site Afrosomething et moi-même avons été invitées à rencontrer Valérie Toranian Directrice de la rédaction du magazine ELLE, dans leurs locaux de Levallois-Perret.

Etaient présentes lors de cette rencontre, une partie de la rédaction du magazine ELLE : Valérie Toranian, Marie-Françoise Colombani, Nathalie Dolivo auteure de l'article Black Fashion Power, Sylvia Jorif et deux autres journalistes.


Cette rencontre était l'occasion de dénoncer la publication de l'article Black Fashion Power publié sur le site internet du magazine. C'était également l'occasion d'exprimer une fois de plus et de vive voix, notre indignation face à cet article au contenu raciste.
Cette indignation née sur Internet et exprimée par des blogueurs, des internautes, des anonymes et quelques personnalités qui n'ont pas hésité à faire entendre leur voix et demander le retrait de cet article et des excuses de la part du magazine.


Cet article qui a indigné compilait à la fois nombre de clichés et stéréotypes, mais également des jugements et raccourcis constitutifs de racisme ordinaire. L'article présentait en outre des lacunes en histoire de la mode, ainsi que des fausses considérations ethnologiques et sociologiques. Un papier qui n'était pas comme l'a laissé entendre Madame Toronian hier au Grand Journal face à Audrey Pulvar, un simple papier mode, mais un papier préjudiciable pour l'ensemble des communautés noires.
Lors de cette rencontre nous avons pointé du doigt à la fois le contenu de l'article Black Fashion Power rédigé par Nathalie Dolivo et l'attitude du magazine Elle qui en publiant cet article et en le laissant en ligne malgré les nombreux signalements dont il a fait l'objet, a commis une faute grave.


Valérie Toronian ayant reconnu son erreur et celle de son équipe, nous a proposé d'enregistrer une vidéo, dans laquelle, aux côtés de Sylvia Jorif et de Marie Françoise Colombani, nous pourrions exprimer de manière libre, nos griefs à l'encontre du magazine et rappeler le caractère néfaste d'une telle publication.
Le magazine ELLE s'est engagé à publier cette vidéo d'environ vingt minutes sur son site internet, ainsi qu'un article dans l'édition papier exprimant clairement son erreur.
Valérie Toronian s'est également engagée à plus de vigilance face à ce qu'elle qualifie de " Racisme structurel ". Nous serons attentifs à ce que ses engagements soient tenus.
A notre suite, le magazine ELLE a également reçu des membres du Collectif Anti-Négrophobie.


Cette Indignation collective aura permis de lancer un débat. Cet article fera office de cas d'école : il constitue à la fois une régression en termes de lutte contre le racisme ordinaire mais également une avancée. Des milliers de personnes toutes couleurs confondues se sont mobilisé pour faire entendre leur mécontentement.


Nous vous tiendrons informés des suites données à cette affaire.

231 commentaires ont déjà été laissés pour cet article.

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Commentaires

Mme Ahanda, tout simplement :

Mme Ahanda, tout simplement : merci !

Lettre ouverte au magazine Elle suite à l'article "Black

Yo
Excellent ton argumentaire que je trouve très bien écrit.
C'est bien, félicitations à toi. Même si je suis épisodiquement en accord avec tout ce qui est dit, j'ai pu
surligner quelques points qui m'ont scandalisé et dont je suis en profond désaccord. Cela a, au minimum le mérite de m'avoir fait
réfléchir, cela me renvoie un peu la sensation que j'ai eu en analysant l'article sur le blog Caramba Poker.

BRAVO.... UNE LETTRE

BRAVO.... UNE LETTRE PARFAITE!! Ici c'est vous qui les réeduquez avec panache!

MERCI! MERCI! MERCI!

MERCI! MERCI! MERCI!

Merci

Merci pour ce recadrage en règle. Merci pour les références sur lesquelles vous vous appuyez. Merci pour cette clarté dans l'expression. Merci d'être NOTRE média. Celui qui nous booste et que nous soutenons. Merci.

scandaleuxx

parfaitemant daccord avec patricia ahanda!! je n'est rien d'autre a ajouter a part le faite que je me suis sentie insulter par cette article de elle et je suis de tout coeur avec vous pour que l'on retire cette article!!c'est scandaleux!! c'est de la jalousie!! les femmes noires se prennent en main maintenant nous ne sommes plus au tant des colonisations!!! la femme blanches n'est pas la plus belle du monde c'est ce qui vous saute au yeux quand ils croisent une soeur black bien fringué avec la mode de ses racines!!! c'est uniquement de la jalousie!!

De la rigueur en orthographie

De la rigueur en orthographie est à prévoir mademoiselle Wink

En orthographe... pas en

En orthographe... pas en orthographie...

Lol, comme quoi ça peut

Lol, comme quoi ça peut arriver à tout le monde Smile

ppfff !

...alors pourquoi parler des fautes d'orthographes ?
y'a rien dans s'que t'as lu qui t'as parlé plus que ça ?
Et après c'est "elle" qui dois "faire attention".
pfff yen a toujours qui s'égarent looin looiiin looiinn comme la fausse journaliste, Mme Dolivo, d'ailleurs !

"Orthographie", c'est français!

Mais dans un langage soutenu on peut tout à faire dire et écrire "Orthographie"! C'est même du très bon français.

ça c'est quand on a rien à

ça c'est quand on a rien à dire sur le fond. les polyglottes ne sont pas forcément les meilleur en orthographie... Je met ma main à couper que l'auteur du texte par plus de langue que vous, ou même du français moyen!

article

vous n'êtes pas journaliste, n'écrivez pas s'il vous plaît!!!!

Vous faites exactement la

Vous faites exactement la même chose que cette journaliste de "elle" en stigmatisant la communauté blanche.

Je suis pour un rapprochement et un enrichissement mutuels entre les peuples mais, d'un côté comme de l'autre, je m'aperçois que l'incompréhension et le racisme primaire ne font qu'exclure ceux qui veulent vraiment dépasser ces frontières.

Une italo-africaine qui s'assume...

Ceci en réponse à "Anonyme"

Ceci en réponse à "Anonyme" Titre " Scandaleuxx", je précise....

merci du fond du coeur

juste whoua........les mots me manquent apres cette exercice de style qui montre que vraiment les femmes noires vont prendre le pouvoir et que ça suffit les insultes lancées aux visages Wink ..encore une fois merci

BRAVO! J'espère qu'ils ont

BRAVO! J'espère qu'ils ont cette lettre

j'ai oublié "lu"

j'ai oublié "lu"

MERCI

Bien dit, votre lettre est bien faite. C'est elle qu'on devrait lire dans Elle(torchon) pas ce ramassis d'aneries.

Merci beaucoup!

Merci beaucoup!

Je suis tout a fait d'accord

Je suis tout a fait d'accord avec vous...

MERCI 1 000 FOIS pour cette

MERCI 1 000 FOIS pour cette lettre ouverte. Pourvu que nos requêtes, nombreuses, ne passent pas inaperçus.
Il est temps que les choses changent !
Marre d'être considérés comme des sous hommes ou des "bons enfants". Aux USA ou en GB, un tel article n'aurait pas pu rester aussi dans le vent.
La journaliste doit démissionner et le magazine s'excuser publiquement.
Plus que cela, il est temps pour nous de faire progresser les choses. Nous devons apprendre à être unis. C'est comme ça que nous deviendrons maîtres de notre destin.

il est effectivement temps

il est effectivement temps que les choses changent;QUE LES AFRICAINES arrettent de depenser leur argent chez ceux qui les insultent.tres bien de leur donner une lecon de civiliter,mais sans espoir;sa fait 500ans que sa dure....il existe de tres bons magazine africains ou de biens meilleurs journalistes,cultives et intelligents parlent de choses sensee,quand allons-nous comprendre que notre autonomie et dignite sera atteinte par l,independance economique;DEPENSONS NOTRE ARGENT DANS LA COMUNAUTE ;new african,african woman....

Que dire de plus... les mots

Que dire de plus... les mots sont des armes que vous maniez avec habilité...
Merci...

Juste...

Merci

bravo

très juste !

just PERFECT!

just PERFECT!

Malheureusement ce qui a

Malheureusement ce qui a poussé l'ignorance de Mme Dolivo à écrire un article aussi méprisant est sûrement la même force qui permettent pas à de si belles plumes de s'exprimer dans des magasines comme ELLE. Bravo!

Tout simplement excellent, le

Tout simplement excellent, le maniement des mots, le sarcasme et les références.... que dire !! j'espère que cet article fera polémique, en tout cas, à la lecture de cette lettre ouverte, j'en reste toute "émue", félicitation !

Merci!!! j'ai apprécié le

Merci!!! j'ai apprécié le style et les références, du début à la fin!

Merci d'avoir recadré les

Merci d'avoir recadré les choses c'est soûlant à la fin ces clichés, respecté nous, noir ne veut pas dire ignorante on sait d'ou on vient, qui on est, on a pas besoins d’être comparé à .... pour forger notre identité.....

Merci Mme Ahanda, je signe mm

Merci Mme Ahanda, je signe mm cette lettre ouverte
J'espère que les excuses viendront et surtout j'espère qu'ils seront conscient et prendront note de leur faute et de leur manque de savoir.
Merci encore

Merci Patricia,

Rien ne vaut la plume d'une femme décidée à remettre la vérité au diapason ! Merci Patricia !
Rien ne vaut les voix unies de femmes noires demandant, que dis-je, exigeant l'excellence de la bouche de leurs sœurs blanches qui, depuis trop longtemps pensent qu'elles ont le droit de faire toutes les remarques, même les plus désobligeantes sous couvert d'un compliment...
Rien ne vaut ce sentiment de révolte, traduit par une écriture rationnelle et documentée pour remettre à sa place d'un magazine qui se veut représentatif des femmes, tout en dénigrant certaines d'entre elles.
Nous sommes en 2012, la mode ne se fait pas sans nous, les Femmes Noires, elle ne s'est JAMAIS faite sans nous, les Femmes Noires,acceptez-le Mlle le "Journaliste" !!!!!!

i want change!!!!!!

thank you!

Merci... en espérant que sera

Merci...
en espérant que sera donné une suite à votre article de la part de Elle...

Merci. Le tout est dit avec

Merci. Le tout est dit avec subtilité!

merci a Patricia Ahanda

Bravo et merci
Je ne passerai surement pas en "anonymous"
Patricia merci de parler en autre faveur
C'est execrable voilà le terme
Rien envie de rajouter de plus
Ce magazine me decoit, je le boycotte depuis un moment et j'ai bien eu raison

Je suis scandalisée, je suis

Je suis scandalisée, je suis restée bouche bée quand j'ai lu l'article.
Votre lettre ouverte est parfaite ! Merci !
Nous devrions même faire une pétition, pour leurs faire comprendre à quel point nous nous sommes sentis insultées.

Merci !!!!!

Merci !!!!!

Tout est dit, rien à

Tout est dit, rien à rajouter.

A si.
2 claques à la (soit-disant) journaliste et pareil pour la rédac' chef qui a laissé ce "truc" être publié !!

Oui tout simplement merci

Oui tout simplement merci merci merci.Moi même, je suis bouche bée. Insultée si joliment.
Oui merci Madame Ahanda! Notre place dans cette société a toujours été bafouée et nous sommes en 2012, rien n'a changé. Toujours autant de polémiques, de préjugés, d'insultes, de médisance, d'ignorance...

Bravo mes chères

Bravo mes chères compatriotes.Kelle Ossou

Bravo les filles.Kelle

Bravo les filles.Kelle Ossou!!!!

Réponse polie, mais ferme.

Réponse polie, mais ferme. Mes félicitations chère madame. Vous avez su trouver les mots justes pour ramener cette pseudo colonialo-nostalgique à la raison.

Parfait

Des mots justes, une réponse argumentée, directeset tempée. Une plume acerbe et efficace, merci Mlle Ahanda. Elle Magazine devrai se doter de journaliste de votre plume, son lectorat n'en serai que plus élargi puisque très segmentant.
Encore une fois, bravo et merci!

Merci

Je rajoute un merci à la liste déjà longue devant moi!
Moi aussi je demande des excuses non seulement pour moi mais également pour toutes ces femmes élégantes et belles que sont ma mère, mes grands-mères, mes tantes et grandes cousines qui ont participé activement à mon éducation vestimentaire depuis mon enfance!

Exercice de style et

Exercice de style et pédagogie. Belle démonstration!! Il est essentiel de répondre par la plume, et quelle plume!! chaque fois que, par la plume,l'offense est manifeste et manifestement raciste.

SCANDALEUX

Merci d'avoir écrit cette lettre ouverte !
Des excuses doivent être prononcées de la part de "Elle Pourriture"

tout est dit... Merci...

tout est dit... Merci...

Merci

Un article parfait. J'ajouterai que pour des peuples à qui l'Afrique a apporté le métier à tisser et appris à s'habiller, ce médiocre article est quand même gonflant.

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